Ondine Khayat
Psychopraticienne Certifiée et romancière
à Paris 16, proche 17ème et 8ème

Psychothérapie - Ecoute - Relation d’aide - Soutien psychologique

Un état progressif

Etre au bout du rouleau signifie ne plus avoir de ressources, tant physiquement que psychiquement. Ce n'est pas un état qui s'installe d'un seul coup. Il arrive progressivement, nous fait sentir une fatigue et un ras-le-bol de plus en plus présents, avant d'arriver au stade où on n’en peut vraiment plus. Certaines personnes font les choses au ralenti, n’arrivent plus à assurer leur quotidien, voire même ne peuvent plus se lever de leur lit. Elles ont la sensation d’être réellement arriver au bout du bout.

No limit

On l’a vu, le bout du rouleau n’arrive pas d’un seul coup. Tout commence généralement par un état de fatigue et de lassitude, qui augmente un peu plus chaque jour. En général, c’est le moment où on prend sur nous en serrant les dents et en essayant de continuer à faire ce que nous faisons d’habitude. Le malaise devient de plus en plus grand, mais on trouve toujours le moyen de repousser un peu plus nos limites, que nous ne sentons pas ou plus. De toutes façons, se dit-on, « il faut bien que je travaille », « il faut bien que je m’occupe de telle personne », « il faut bien que j’avance ». L’injonction « Il faut bien » nous empêche de sentir nos limites, que nous repoussons sans cesse, tout en étant de plus en plus fatigués.

Au secours !

Etre au bout du rouleau est certes effrayant, néanmoins, loin de nous accabler, cela devrait au contraire nous réjouir. En effet, si un rouleau compresseur nous a aplati comme de la pâte sablée, nous rendant émotionnellement friables, la bonne nouvelle, c’est que nous sommes au bout. Au bout du processus de broyage systématique de nos rêves, de nos vies et de nos envies. Il était temps ! C’est au moment de la rupture que nous pouvons enfin sentir que nous sommes allés trop loin. Le bout du rouleau a donc au moins une vertu : nous faire prendre conscience, par la force des choses, de nos limites.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Sentir ses limites peut-être très douloureux. Celui ou celle qui aura tiré sur la corde pendant des mois, voire des années, souffre de sentir qu’il ne peut plus fonctionner « comme avant ». Ceux qui enchaînaient les heures de travail sans s’arrêter ou qui s’entraînaient pendant des heures à la salle de sport, ne supportent pas d’être devenus « des légumes », pour reprendre leurs propres termes. Pourtant, ce fonctionnement les a mené au fameux bout du rouleau, c’est donc l’occasion pour eux de se libérer des contraintes inutiles et des injonctions conscientes ou inconscientes qui les gouvernaient jusqu’à présent. Si je suis au bout du rouleau, qu’est-ce qui, dans ma vie, m’y a mené et pourquoi ? C’est l’occasion idéale pour prendre conscience de ce qui ne nous convient plus dans nos vies, et pour la réorganiser en fonction des limites que nous sentons désormais. N’oublions pas que ces limites sont un merveilleux indicateur, utile et nécessaire, pour nous guider, un genre de GPS interne, qui nous permettra de mener la vie équilibrée dont nous avons besoin.

"Chacun conduit sa vie à toute allure et souffre de tout
attendre du futur et d’être insatisfait du présent."
Sénèque


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