Cabinet de Psychothérapie
Ondine Khayat
Cabinet de Psychothérapie
Ondine Khayat

A quoi sert une psychothérapie ?

A quoi sert une psychothérapie ? Que traite la psychothérapie ? Quels bénéfices peut-on en attendre ?

Pourquoi faire une Psychothérapie ?

Les gens qui viennent me consulter au cabinet veulent vivre mieux, arrêter de souffrir, guérir de leurs blessures et de leurs traumatismes, être plus heureux, trouver un sens à leur vie, apprendre à se connaître et à mieux se comprendre. Entamer une thérapie est un acte de courage, car il faut d’abord reconnaître sa souffrance et prendre ensuite la décision d’agir en demandant de l’aide. Ce n’est pas simple. Ils ont la possibilité de me montrer tout ce qu’ils ressentent, de me livrer leurs plus grands secrets, ce qui leur fait honte. 

Trouver sa voie

Ils me font part de leurs terreurs d’enfant, de leurs craintes d’adulte, de leurs parts les plus secrètes. A qui est-il vraiment possible de montrer tout cela sans provoquer de la peur, de l’incompréhension ou de l’inquiétude ? Nos proches ne sont pas toujours armés pour accueillir nos souffrances. Parler à un thérapeute, c’est se livrer devant un témoin. C’est réparateur car nous avons souvent été très seuls face à nos douleurs. La psychothérapie traite :

  • La dépression
  • L’anxiété et les troubles anxieux
  • Les crises d’angoisse
  • Les phobies
  • Les troubles du comportement alimentaire
  • Les traumatismes, abus, agressions
  • Les souffrances dues à l’hypersensibilité et à la douance (Haut-potentiel)
  • Les changements de vie
  • La maladie ou le deuil
  • Les questionnements existentiels etc.

La psychothérapie centrée sur la personne

Créée par le célèbre docteur en psychologie Carl Rogers, l’un des fondateurs de la psychologie humaniste, la psychothérapie centrée sur la personne affirme des valeurs de bienveillance, de liberté et d’autodétermination. Elle considère l’empathie et l’authenticité comme des qualités humaines propices et indispensables au changement.

Carl Rogers a défini trois attitudes fondamentales pour le thérapeute :

1. La congruence ou l’authenticité du thérapeute. Il s’agit de sa capacité à être conscient et en contact avec ce qu’il ressent en écoutant son client, la complexité de ses sentiments, de ses pensées, de ses émotions, et de tout ce qui se passe en lui pendant l’écoute.

2. La considération positive inconditionnelle, qui signifie l’acceptation totale et inconditionnelle de son client tel qu’il est dans le présent. Cette acceptation ne dépend en aucune façon de critères moraux, religieux, éthiques ou sociaux.

3. La compréhension empathique, qui permet au thérapeute de pénétrer dans le monde de son client. Il tente de per- cevoir ce monde sans se laisser submerger par celui-ci. Il en accepte les perceptions et les contradictions, en faisant abstraction de ses préjugés.

Ces trois attitudes sont un préalable au travail thérapeutique. C’est en se sentant accueilli, compris et écouté, que le patient peut être en confiance. Faire une thérapie permet d’éprou- ver cette confiance et cette ouverture, qui donnent un autre regard sur soi. « Les attitudes et les sentiments du thérapeute sont plus importants que son orientation théorique, ses pro- cédures et ses techniques. C’est la façon dont ses attitudes sont perçues qui fait la différence pour le client. Et cette per- ception est déterminante », ajoutait Carl Rogers.

Fleur qui montre la résilience

La psychothérapie que je propose

La psychothérapie que je pratique permet à mes patients de mieux se connaître, mais surtout de faire l’expérience d’eux-mêmes. Je me sens avec eux comme un guide de haute montagne. Je ne les dirige pas assise dans mon fauteuil, en leur conseillant de tourner à gauche ou à droite. J’enfile mes chaussures à crampons et ma parka et je fais l’ascension à leurs côtés. Je me dois pour cela d’avoir une solide expérience de la montagne par tous les temps et d’avoir conscience que nous pouvons être surpris par une avalanche. Je suis pleinement là, attentive au moindre signe, le rythme de leurs pas, leur fatigue, le frémissement de l’air, la position du soleil, la couleur du ciel, l’odeur de la pluie, la végétation, etc. La façon dont je suis présente me permet de porter une attention particulière à ce qui se passe. Cette qualité de présence n’est pas un dû, elle n’est pas acquise une fois pour toutes. Elle fait partie de mon cheminement personnel, et nécessite un travail constant. Mon travail, en tant que thérapeute, est de soutenir mes patients tout au long du chemin que nous parcourons ensemble, pour les aider à exprimer ce qu’ils ressentent. J’accompagne ceux qui me font confiance en leur offrant un climat empathique, chaleureux, accueillant et dénué de jugement. Cela leur permet d’accepter des parties d’eux-mêmes qui ont souvent été jugées inadéquates ou inopportunes. Chaque patient a des besoins spécifiques et, en tant que thérapeute, la créativité est un atout. Il s’agit d’offrir le meilleur accompagnement, celui qui est le plus adapté à la singularité de chacun.

Les « outils » en psychothérapie

Je travaille de plusieurs manières. Je pratique une psychothérapie par la parole, en face à face, mais aussi des J’utilise également des approches psychocorporelles, qui permettent d’inclure la personne dans son ensemble car le corps a une importance capitale dans le travail thérapeutique. Il a bien souvent été en première ligne lors des épreuves vécues, mais est la plupart du temps nié, ignoré ou trop sollicité. Les souffrances y restent confinées et ont besoin d’être libérées. Je pratique notamment au cabinet la conversation avec le corps et l’esprit. Cette approche, en donnant la parole à différentes parties de leurs corps, permet à mes patients de se relier à lui et de libérer les empreintes laissées par leur souffrance.

J’aime travailler avec les photos que m’apportent certains de mes patients. Des photos d’eux enfants, que nous regardons ensemble et qui leur permettent de se reconnecter avec eux- mêmes, avec leur famille, avec certains moments de leur vie. Ces photos nous aident à retisser le lien entre passé et présent, à rencontrer, saluer, honorer et consoler l’enfant ou l’adolescent qu’ils ont été.

J’utilise parfois des cartes illustrées que j’étale en demandant à mon patient d’en choisir une ou plusieurs en fonction du sujet sur lequel nous travaillons ensemble. Des émotions émergent souvent par ce biais.

Il m’arrive de leur proposer d’écrire à la main des lettres à un proche décédé, à eux-mêmes aujourd’hui, à l’enfant qu’ils ont été, à la vie, à celui ou celle qu’ils aimeraient devenir, etc. Là encore, le but est d’apaiser, de dynamiser, de don- ner une place, d’accompagner, de révéler ou d’accueillir des émotions qui n’ont pas eu la possibilité de l’être.

"Il est difficile, au milieu du brouhaha de notre "civilisation" qui a le vide en horreur, d'entendre la petite phrase qui, a elle seule, peut faire basculer une vie : "Où cours-tu ?"" Christiane Singer


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